L'ARCHITECTURE
RELIGIEUSE




I) INTRODUCTION GENERALE

1) Quelques notions pour comprendre

          Les premières communautés chrétiennes apparaissent entre le 1
er et le 3ème s., mais il n’existe pas d’églises en tant que tel avant le 4ème s. Il faut attendre l’édit de Milan en 313, sous l’empereur Constantin (306-337) pour que la religion chrétienne soit légalisée, et que les premières églises soient construites, souvent grâce à l’aide de l’empereur. Sous Théodose, la religion chrétienne est déclarée seule religion autorisée. Ce 4ème s. correspond à ce qu’on appelle la « Paix de l’Eglise ou des Pères de l’Eglise », quelques grands noms comme Ambroise à Milan, Martin à Tours, Augustin à Hippone, Hilaire à Poitiers ayant vécu durant cette période. A partir de ce moment, le monachisme commence à se développer, des conciles réunissant les évêques de toute la chrétienneté s’organisent pour fixer les bases de la religion et de sa lithurgie. En 325, le concile de Nicée impose le dogme catholique, et c’est donc à partir de ce moment que l’on peut parler d’hérésie. L’une des plus importante est celle des Ariens (de Arius un prêtre d’Alexandrie) qui pensent que Jésus est avant tous humain, et qui a cours chez les Vandales, Ostrogoths et Wisigoths entre autres. Les Francs eux, sont restés païens.        
Dioclétien

Dioclétien (245-313), Empereur romain.
          Au 3ème s, Dioclétien avait recoupé l’empire en diocèses, lesquels n’avaient alors qu’une fonction païenne. Ce découpage va être repris plus ou moins précisément selon les régions par les autorités ecclésiastiques dès le 5ème s, époque de grands conciles, durant lesquels il est décidé d’implanter théoriquement un évêque dans chaque chef-lieu de cité. En réalité, de nombreux chef-lieux situés en Gaule Lyonnaise et Belgique ne posséderont pas d’évêques et certains de ces ecclésiastiques sont attestés dans de simples bourgs. A l’époque mérovingienne, les textes ainsi que les églises retrouvées montrent une grande disparité des implantations. En provence, les groupes épiscopaux sont très proches à certains endroits et ne couvrent parfois que 20 km². Au contraire, l’énorme diocèse de Poitiers couvre une très grande partie de la moitié Ouest de la France. Ceci a pour conséquences des répercussions sur l’influence religieuse. Pour comparaison, en Afrique du Nord, il a été répertorié 600 groupes épiscopaux. Les églises et cathédrales du haut Moyen Age sont souvent difficiles à fouiller car l’implantation religieuse est au fil du temps restée au même endroit, ce qui ne nous livre que des informations fragmentaires qui rendent difficile une vision d’ensemble.
          Le lieu de culte répond à des nécessités lithurgiques, car les rituels supposent des gestes qui nécessitent un espace adapté, et il faut aussi prévoir un espace suffisant pour la communauté qui assiste aux offices. L’église est conçu comme un lien avec le sacré, ce qui la conditionne dans son organisation. Elle peut aussi constituer un lien avec la mort ou la famille dans le cas d’églises funéraires.
 
2) Un peu de vocabulaire

          Au 2nd s., le terme domus ecclesia désigne le lieu de culte chrétien, soit une maison aménagée comme à Doura Europos qui date de 240. Plus tard, on pourra aussi l’appliquer à la résidence épiscopale. Le mot ecclesia seul apparaît au 3ème s. et désigne à l’origine l’assemblée des chrétiens. Au 6ème s., Grégoire de Tours l’utilise pour les cathédrales. Au tous début, le mot basilica désigne un bâtiment public romain, à plan particulier. Au 4ème s., la notion de « basilique chrétienne » est utilisée pour la première fois, et désigne une église possédant un plan basilical, soit la quasi-totalité des édifices. Au 6ème s, Grégoire de Tours l’utilise pour désigner des basiliques funéraires, le plus souvent péri-urbaines. Mais en définitive, la dénomination pour le lieu de culte n’est pas fixé : basilica, ecclesia voire aula (=grande salle) sont souvent utilisés indifféremment.


II)  L'EGLISE

1) Généralités

          La ville antique est constituée de trois espaces juridiques :
- l’espace « sacré » qui correspond à l’intérieur de la cité
- les choses « saintes » soit les fortifications
- les choses religieuses qui sont les choses tabous, et donc reportées à l’extérieur de la ville, par exemple les nécropoles.
          Pour les chrétiens, les choses sont différentes car les morts ont pour eux un tout autre statut. Il va donc être construit des églises funéraires dans les nécropoles, puis une fois la christianisation bien avancée, des nécropoles vont être implantées dans l’enceinte même de la ville. Ainsi, un texte du 5ème s. raconte comment saint Just, évêque de Lyon se retira à Scété en Egypte, y mourut en 390, puis comment son corps fut rapporté dans sa ville. Les fouilles archéologiques ont montré que le saint fut inhumé dans un petit mausolée dans la nécropole, par-dessus laquelle diverses basiliques successives furent construites.
          L’église épiscopale ou cathédrale est l’église de l’évêque et est souvent la première église attestée dans une ville. L’église synaxaire est une église supplémentaire construite dans la ville pour accueillir le surplus de gens. Elle ne possède pas toujours de titulature et, dans ce cas, elle est dédiée à Dieu. L’église martyriale est construite en l’honneur d’un martyr. Il faut savoir que le culte des reliques est très important à l’époque et occasionne une véritable recherche qui aboutit souvent à l’invention, au sens premier du terme, de saints martyrs.
          De nombreuses églises sont construites durant la période mérovingienne, parmi lesquelles l'église Saint-Martin d’Autun, l'église Saint-Vincent à Paris alias Saint-Germain-des-Prés, Saint-Denis, Sainte-Geneviève de Paris. Mais hélas, il ne reste pratiquement plus rien des édifices primitifs qui ont souvent disparus sous les reconstructions.
          Les aménagements lithurgiques à l’intérieur des églises sont de diverses sortes. Il s’agit en tous premier lieu de l’autel auquel on peut adjoindre des tables secondaires pour les offrandes, pour les lectures des livres saints, et qui peuvent aussi servir d’autels secondaires. Des reliquaires, des clôtures (cancelli ou chancels) délimitant différents espaces, un ciborium (baldaquin recouvrant l’autel), un ambon qui est une sorte de tribune surélevée servant à la lecture des textes sacrés et aux prêches (assez rare en occident jusqu’au 7-8ème s.) peuvent compléter les installations.
          Les premières églises possèdent un massif central charpenté avec un accès axial et des colonnades surmontées d’un mur de claire-voie, séparant les bas-côtés de la nef centrale. La porte, à l’opposé de l’abside n’est pas forcément orientée, des cas d’occidentation existent.
          Les spécificités locales des régions font que les églises ne sont pas forcément construites en pierre, mais peuvent l’être en briques ou en bois. Enfin, il n’existe pas, à cette époque, de particularisme permettant d’indentifier la fonction d’une église selon son plan.

2) Exemples

La basilique Saint-Denis est sans doute l'un des édifices les mieux documentés sur cette période, grâce à l'archéologie. C'est vers 205, sous le règne de l'empereur Dèce, que saint Denis et ses compagnons Rustique et Eleuthère furent inhumés dans un champ. Après la promulgation, en 313, de l'édit de tolérance religieuse par Constantin, un premier mausolé va être édifié, et de nombreuses inhumations vont peu à peu être réalisées ad sanctos (= à l'intérieur du sanctuaire) autour de la tombe de ce saint, et ce durant toute la période mérovingienne. Ce monument à nef unique de 9 m de largeur pour 19,70 m de long, qualifié de remarquable par une source de l'époque, est une véritable basilique funéraire et non une simple mémoria (petit sanctuaire) comme souvent alors. Ses puissantes fondations, qui constituent la seule partie subsistante de cet édifice, ont été édifiées à l'aide de blocs de remploi antique. Vers 451-457 ou vers 475, sainte Geneviève (vierge parisienne morte en 502) fait procéder à l'agrandissement du sanctuaire. Le mur occidental de façade de l'ancien édifiice est abbatu et la nef agrandie d'une douzaine de mètres. Certaines similitudes entre des sarcophages ad sanctos et d'autres externes, de cette époque, il est permis d'envisager la présence d'une annexe au nord. Les maçonneries qui subsistent montrent un remploi de grand appareil antique et de moellons de débitage de ces blocs. Ces pierres, sans doute issues d'un monument antique proche exploité comme carrière, montrent la grande rigueur des romains dans le choix des pierres et leur maîtrise technique. Au 7ème siècle, la nef à nouveau prolongée d'une quinzaine de mètres, est terminée par un porche à vestibule. Enfin, des collatéraux sont ajoutés. Ces agrandissements sont peut-être contemporains des travaux d'embellissement du tombeau de saint Denis, attribués à Dagobert, mais aucun vestige archéologique ne permet de préciser la datation. Le remploi de matériaux antiques est encore abondant mais non exclusif. Il apparaît dans les fondations quelques gros blocs "neufs" de calcaire grossier à peine équarris, des blocs de meulière, des morceaux de chancel du 6ème s.. Les pierres "neuves" sont issues de carrières déjà connues dans l'antiquité, mais les maîtres d'oeuvres mérovingiens, s’ils suivent la tradition romaine de ce point de vue sont beaucoup moins rigoureux dans leur choix des bancs de pierre. C'est dans cette dernière église que le pape Etienne II procède en 754 au sacre de Pépin, et c'est sous son seuil qu'il a été enterré.




            Le tombeau de saint Denis n'a pas été l'unique épicentre de l'espace funéraire de Saint-Denis. Ainsi, Saint-Barthélémy, Saint-Pierre, Saint Paul fermaient l'aire funéraire, vers 600, à une cinquantaine de mètres au NE. Les sources de l'époque nomment cet espace Atrium. L'église Saint-Barthélémy a été construite sur le lieu d'inhumation d'un enfant, son sarcophage de pierre ayant déterminé l'emplacement de l'abside, signe de sa vénération. Des traces de piquets entre lesquelles étaient suspendues des cordes ont étées retrouvées. Cela permettait de matérialiser l'emplacement des murs à construire. Les fondations sont constituées d'une alternance de radiers de pierre sèche avec des couches de remblai damé. Une fois celles-ci achevées, le chantier fut interrompu pour construire une mémoria provisoire à l'emplacement de la future abside. L'élévation de cet édifice en poteaux et sablières basses était en torchis appliqué sur un clayonnage et badigeonné d'un lait de chaux. Dans le même temps, une seconde scépulture en sarcophage a été implantée à côté de la 1ère tombe. Le chantier reprend avec la construction de la nef, dont la maçonnerie de petits moellons était liée avec beaucoup de mortiers. Les extrémités des piédroits de l'entrée de l'abside étaient renforcées par un chaînage de pierres de taille. En façade de la nef, un auvent supporté par deux poteaux plantés protégeait une porte axiale. L'abside, ses annexes et les galeries entourant la nef, sont édifiées après coup, au détriment de la mémoria provisoire. En cours de construction, un remblai s'accumula dans l'abside, entraînant un relèvement du niveau de circulation de près de 50 cm par rapport au sol de mortier de la nef, et nécessitant l'installation de deux marches. L'édifice possède deux annexes.
            On ne connaît de l'église Saint-Pierre que le plan rectangulaire de son abside appliqué contre un mur de clôture, ainsi qu'une annexe sur sablière basse. Le chevet qui est plus tard légèrement agrandi devait être précédé d'une nef unique. Quant aux églises Saint-Paul et Saint-Jean-Baptiste, peu d'informations sont disponibles étant donné qu'elles n'ont pas été fouillées. Tous ces sanctuaires, sauf Saint-Denis ont progressivement étés reliés par des galeries qui permettaient de passer à couvert d'une église à l'autre.   
            Divers vestiges de décors ont été retrouvés. Ainsi, des antéfixes en terre cuite ornées d'un masque humain surmonté d'une croix, qui étaient peut-être disposées sur les toitures des 1ers mausolés édifiés dans la nécropole. Elles semblent être la 1ère manifestation de la foi chrétienne à Saint-Denis. Il a été aussi retrouvé des fragments de colonnes, des chapiteaux de tradition antique issus du sud de la Gaule et un chapiteau d'un sculpteur local les ayant imité. Ce dernier a été dès l'origine recouvert d'une couche de badigeon blanc afin qu'il ressemble à du marbre. De nombreux fragments de stucs restituants des frises végétales et géométriques, des décors de pilastres et colonnettes, ainsi que la probable représentation d'un agneau ont étés recueillis. Ils étaient destinés à souligner l'architecture des arcs et ouvertures. Ces décors étaient associés à des peintures murales, imitant par exemple à Saint-Barthélémy, des plaques de marbre de couleur grise et noire, jaune et rouge.


III) L'ATRIUM

 1) Origine  

          Les atria et portiques sont des constructions régulièrement mentionnées auprès des édifices ecclésiaux dans les textes de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Age, même si la majorité des églises n’en possédaient pas. En Gaule, ce genre d’édifice n’a pour l’instant été que rarement retrouvé. Le sens du mot atrium était beaucoup plus large par rapport à l’acceptation que l’on en a aujourd’hui, et que nous utiliserons. Cela pouvait par exemple être une cour ordinaire, un péristyle, un cimetière, une église. Dans la Vulgate (la bible traduite en latin commun), il sert régulièrement à désigner les « parvis » intérieurs et extérieurs du Temple de Jérusalem. La définition que l’on en a de nos jours est très bien expliquée par J-Ch Picard, soit, « une cour entourée de portiques (dont les ouvertures sur la cour peuvent être assez restreintes) sur au moins trois côtés et située devant l’entrée de l’église. » Il est à noter qu’il est difficile, à partir des textes, de savoir si les termes atrium et portique ne désignaient finallement pas la même chose.

2) Forme architecturale

          Il s’agit d’une forme architecturale assez répandue, certainement plus fréquente dans les villes ou pour de grandes basiliques de pèlerinage, mais présente aussi dans un village tel que Vultanocum, uicus Pictauinsis (Voultegon, Deux-Sèvres). Simplement, la plupart ont disparu sans avoir jamais eu l’occasion d’être cités dans des documents parvenus jusqu’à nous.

          L’atrium de Saint-Martin de Tours est le mieux connu par les textes, notamment grâce aux écrits de l’évêque Grégoire de Tours, et est donc le plus à même d’illustrer notre propos. C’étais un espace clos fermé par une porte, enserrant l’église sur au moins trois côtés, et donc passage obligé pour pénétrer dans l’édifice religieux. L’accès y était facile, du moins au temps de Grégoire de Tours, lequel précise que la porte de l’atrium, contrairement à celle de la basilique, n’était pas fermée à clé. « Nous n’avons aucune indication sur la forme de cet espace, tantôt désigné par un singulier tantôt par un pluriel, mais il est évident qu’il était considérable quand on voit la quantité de locaux qui s’ouvraient sur lui à l’époque de Grégoire : outre la basilique Saint-Martin elle-même, un ensemble qui correspond sans doute à ce que Grégoire appelle la domus basilicae et qui comprend les « cellules » de l’abbas martyrius et d’autres clercs, un monastère de femme fondé par Ingitrude, une cellule habitée par l’ascète Winnocus, le logis des gardiens, deux baptistères (l’ancien et le nouveau), au moins un ou deux autres oratoires, la matricule prenant en charge les pauvres officiellement inscrits sur les registres de la basilique, les logements pour l’hébergement des réfugiés de marque. » (Gauthier 2002). Ici, l’atrium était totalement ou partiellement bordé de portiques, et devait faire une centaime de mètres d’est en ouest. L’atrium, au sens archéologique, placé devant l’entrée, devait faire une vingtaine de mètres de large. Les galeries sont souvent proches d’une voie, voire d’un emplacement de celle-ci, ou parfois un cheminement plus ancien, afin d’ainsi maintenir des circulations traditionnelles, en les adaptant à la nouvelle organisation architecturale.

          Les atria ne comportaient évidemment pas tous les éléments sus-cités dans la description de celui-ci de Saint-Martin de Tours. Cela était fonction de l’argent disponible, des besoins ainsi qu’éventuellement d’une volonté d’afficher une certaine puissance.

3) Fonction

          Une des principales fonctions de l’atrium est de constituer une transition progressive entre le sacré et le profane : on y portait pas d’armes et on y montait pas à cheval. C’est un espace sous la protection du saint, qui arbitre lui-même les litiges trop graves à coups de miracles, domaine irradié par la virtus du saint et tout désigné pour abriter des tombes. Il était interdit d’enterrer dans les églises, même si la règle était souvent transgressée. Les inhumations se trouvaient donc normalement reléguées dans les atria, surtout dans les zones les plus proches de la tombe du saint protecteur, donc près du chevet.

          Suite aux dispositions prises par le code romain Théodosien, maintes fois confirmées par des rois mérovingiens ou rois germaniques, l’atrium fait partie des espaces qui permettent la protection des gens contre toute atteinte de la justice ou de personnes. Il est aussi peuplé de malades et d’infirmes en attente de miracles, de pélerins, de mendiants solicitant une aumône, mais aussi de poivrots et de criminels qui s’en servent comme base arrière. Les séjours peuvent avoir une durée considérable. Les hôtes de marque logeaient dans des bâtiments autour de l’atrium, les autres devaient dormir sous les portiques. Toutes ces activités nécessitaient beaucoup d’espace et les dimensions des atria connus par l’archéologie sont, en effet, souvent considérable par rapport à l’église qu’ils précédent ou qu’ils enchâssent. Des marchands y prennent place lors des fêtes de titulature ou du saint. Les fonctions restent les mêmes lorsque l’atrium se réduit à un simple portique, à supposer toutefois que les portiques signalés par les sources ne dissimulent pas de véritables atria. Ce n’est pas un élément nécessaire à la vie ecclésiale, c’est pourquoi beaucoup d’églises en ont toujours été dépourvues. Toutes les activités sociales et économiques que les sanctuaires proprement dits ne pouvaient accueillir se pressent dans les atria ecclésiastiques, tandis que les fora et anciens marchés sont désertés. Ce sont les hauts lieux de la convivialité de l’époque. A l’origine construction de prestige synonyme de luxe superflu, l’atrium était devenu un monument édilitaire nécessaire en assumant des fonctions sociales qu’aucun autre édifice ne remplissait plus désormais. Pour qu’il disparaisse, il a fallu qu’il soit déserté au profit d’autres lieux assurant désormais ces fonctions

          Ils restituent avant tous les circulations entre des bâtiments et font ressortir la volonté de privilégier certains accès.

4) L'exemple de Genêve

          C'est entre 370 et 380 qu'est terminé la construction de la première cathédrale de Genêve, et que le groupe épiscopal est alors constitué. Au début du 5ème s., l’atrium est bâti, après édification d’une deuxième cathédrale du côté méridional. Au nord, l’entrée dans le sanctuaire est dans l’axe de cette séparation, ce qui semble être aussi le cas au sud. Un petit abri, dont les parois sont recouvertes d’un enduit est situé dans l’angle de la cour intérieure. L’installation, dont la fonction n’a pu être reconnue, est assez vite abandonnée. On peut observer que le complexe architectural est conçu en plusieurs terrasses, les différences de niveau étant compensées par des escaliers placés à l’intérieur ou devant les portes. Toutefois, le sol des galeries de l’atrium a vraisemblablement été nivelé selon une pente très douce, voire horizontale. Dans la cour, la pente, un peu plus accusée, a été mise à profit pour un système hydraulique. Une canalisation a été posée, peut-être pour servir à l’évacuation des eaux d’un bassin que l’on situerait volontiers au centre de l’atrium.